Le passé simple du verbe « choisir » impose ses propres codes : alternance inattendue des terminaisons, rareté à l’oral, et complexité pour qui croise rarement ce temps dans la vie courante. Pourtant, chaque manuel scolaire le brandit et les formes comme « choisîmes » ou « choisîtes » attendent patiemment leur heure, tapies dans les exercices et les textes littéraires.
Dans cet usage parfois confidentiel, le tableau complet du passé simple devient la boussole. Il dissipe le flou, fixe des repères nets et offre à l’apprenant un socle solide pour ne plus hésiter devant la conjugaison de « choisir ».
Pourquoi le passé simple reste un temps clé pour maîtriser la conjugaison du verbe choisir ?
Le passé simple ne fait pas de compromis : il campe sa place dans la conjugaison française, réservé au récit, au roman, à l’action qui s’inscrit dans le passé avec netteté, loin du présent et de l’imparfait. Ce temps, cher aux classiques, trace la ligne d’un événement unique, souvent dans la littérature, parfois dans les discours officiels ou dans les examens. Les correcteurs de copies du brevet ou du bac en savent quelque chose : il n’est jamais totalement rangé au placard.
Le verbe choisir se singularise par des terminaisons qui intriguent : « il choisit », « nous choisîmes », « vous choisîtes ». Les verbes en -ir du deuxième groupe, reconnaissables à leur participe présent en -issant, partagent cette structure. On les croise dans d’innombrables romans du XIXe siècle, où une phrase toute simple pose le décor : « Elle choisit ce chemin, sans hésiter. »
Certes, ce temps se fait discret à l’oral aujourd’hui. Pourtant, il garde tout son poids pour décortiquer un texte, lire un récit ou exprimer l’action dans une copie. Confronter les temps de l’indicatif, présent, imparfait, passé simple, futur, devient un jeu d’observation qui aide à saisir la nuance des récits.
Voilà comment on les distingue :
- Présent : l’action se passe au moment même
- Imparfait : l’action dure, elle peint le décor sur la longueur
- Passé simple : l’action éclate, brève et tranchante, typique de la narration
- Futur : l’action est encore à venir
L’ensemble de ces temps façonne la structure de l’indicatif. Même effacé dans les échanges quotidiens, le passé simple continue d’éclairer les mécanismes du récit et de l’écriture.
Tableau complet, astuces et ressources pour conjuguer choisir au passé simple sans hésiter
Pour conjuguer « choisir » au passé simple, on suit la logique du deuxième groupe. Le radical « chois- » reste immuable, les terminaisons s’enchaînent avec constance.
| Personne | Forme conjuguée |
|---|---|
| je | choisis |
| tu | choisis |
| il/elle/on | choisit |
| nous | choisîmes |
| vous | choisîtes |
| ils/elles | choisirent |
Avant d’aller plus loin, il est utile de s’arrêter un instant sur ces terminaisons : -is, -is, -it, -îmes, -îtes, -irent. Leur régularité, bien différente de la mosaïque du troisième groupe, offre un repère solide en cas d’hésitation. C’est d’ailleurs pour cela qu’un tableau affiché ou une fiche glissée dans le cahier trouve tout son sens, surtout la veille d’un contrôle.
Il existe plusieurs façons de s’entraîner et d’automatiser la conjugaison du passé simple. Les outils numériques dédiés à la grammaire, les manuels scolaires, ou tout simplement la pratique régulière en dictée ou à l’écrit permettent de consolider ces formes. Beaucoup d’élèves progressent en relisant des textes littéraires et en repérant le jeu des temps : certains romans sont une véritable mine d’exemples, et chaque phrase devient alors une occasion de réviser.
À force de pratique, la bizarrerie ressentie face à ces terminaisons s’estompe. Les automatismes émergent. Le verbe « choisir » au passé simple finit par s’inscrire naturellement, et l’analyse du texte, comme la rédaction, y gagne en précision. Face à un roman ou à une consigne de devoir, on ne tergiverse plus : chaque forme tombe juste, presque sans y penser.


