À la première personne du singulier, le verbe ‘aller’ prend la forme ‘je vais’, tandis que ‘venir’ devient ‘je viens’. Pourtant, ‘je vais’ appartient au verbe ‘aller’, mais ‘je viens’ dérive de ‘venir’. Cette irrégularité déroute souvent les élèves dès les premières années d’apprentissage.
L’apprentissage de la conjugaison du verbe « aller » en cycle 2 déroute plus d’un élève. Ni tout à fait régulier, ni franchement auxiliaire, il suit sa propre logique, loin des schémas rassurants du premier groupe. Pour aider les enfants à s’y retrouver, il faut souvent des supports bien conçus et des exercices pensés pour dompter ses singularités. Aujourd’hui, les enseignants et les parents bénéficient de ressources variées pour rendre cet apprentissage plus structuré, plus clair et moins décourageant.
Pourquoi le verbe en -ir pose souvent question en CE1 et CE2 ? Comprendre les difficultés pour mieux accompagner son enfant
Les verbes en -ir sèment le trouble dès les premiers pas dans la conjugaison. Si le premier groupe rassure par ses terminaisons régulières, le deuxième groupe, lui, déborde de subtilités. Distinguer les verbes du premier groupe de ceux du deuxième groupe ne coule pas de source : « finir », « choisir » suivent des règles, mais « partir », « venir » ou « sentir » jouent leur propre partition.
On le voit très vite : chaque temps réserve ses embûches. Au présent, le fameux « -ss- » de « nous finissons » ou « vous choisissez » déroute. À l’imparfait, la tentation est grande d’appliquer cette double consonne à tous les verbes en -ir, alors que seuls certains le réclament. Et puis, il y a les verbes irréguliers comme « venir » ou « tenir », qui bousculent tous les repères. À chaque étape, l’élève doit jongler entre exceptions et règles mouvantes.
Pour progresser, impossible de faire l’économie d’une observation attentive. L’élève doit s’entraîner à reconnaître le groupe, repérer le verbe à l’infinitif et choisir la bonne terminaison. Les professeurs insistent sur la place du pronom personnel et le respect de l’accord du participe passé au passé composé.
Voici les étapes clés à maîtriser pour aider l’enfant à se repérer :
- Repérer le groupe du verbe (premier, deuxième ou troisième)
- Observer les terminaisons spécifiques à chaque temps
- Reconnaître les formes irrégulières au présent et au futur
Avec tant de variations, le rôle des parents devient déterminant pour conforter les apprentissages. Appuyé sur des supports ciblés, adaptés au niveau CE1-CE2, l’accompagnement à la maison complète efficacement le travail mené en classe sur les verbes conjugués.
Des ressources ludiques et efficaces : exercices, astuces et supports pour progresser en conjugaison
Les familles disposent aujourd’hui d’une grande variété d’outils pédagogiques pour soutenir l’apprentissage des verbes en -ir. Les enseignants encouragent à panacher les approches : fiches d’exercices, leçons à manipuler, jeux de conjugaison, chaque méthode a sa place. L’essentiel : aider l’enfant à ancrer les terminaisons dans sa mémoire, par des activités courtes et régulières, qui piquent sa curiosité tout en facilitant la répétition.
La conjugaison horizontale permet de visualiser d’un seul coup d’œil la variation des terminaisons selon les pronoms personnels pour chaque temps. De son côté, la conjugaison verticale, une colonne par personne, une ligne par verbe, aide à comparer les groupes et à repérer les exceptions des verbes irréguliers. Le site Lutin Bazar propose des ressources à télécharger, pratiques pour réviser à la maison sans s’éparpiller.
Pour installer les réflexes, rien ne vaut des exercices courts, à l’oral comme à l’écrit. Invitez l’enfant à inventer de petites histoires, à corriger des erreurs dans des phrases, ou à jouer à compléter des verbes. Associer la production d’écrit à de la dictée affine le regard sur les accords et la logique des terminaisons. Les leçons de François Kleczewski, par exemple, insistent sur les régularités tout en mettant en lumière les exceptions, pour ne pas perdre l’élève dans la forêt des cas particuliers.
L’oral a aussi toute sa place : répéter une conjugaison à voix haute, ou transformer la leçon en jeu collectif, donne vie à la grammaire et rend l’apprentissage plus vivant. Fiches, jeux, supports numériques, chaque enfant peut trouver la façon qui lui convient le mieux pour ancrer durablement les bases de la conjugaison.
Accompagner l’étude des verbes en -ir, c’est offrir à l’enfant des outils pour apprivoiser la langue, patiemment, à son rythme. Avec un peu de méthode et beaucoup d’encouragements, la conjugaison cesse d’être une énigme et devient un terrain de jeu où l’on progresse, pas à pas, vers la maîtrise. Qui sait, peut-être un jour, votre enfant regardera ces fameux verbes irréguliers avec le sourire.


